/ Petit message /

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Vous avez toujours rêvé d'incarner votre personnage de série télé préféré et bien maintenant c'est possible, rejoignez nous ici allseriesrpg, pleins de personnages sont encore libres et n'attendent que vous.
Biz






Aller faire un tour sur cette story, la créatrice est super simpa et son histoire mérite vraiment d'être connue, si vous aimer les histoires qui mêlent fantastique et amour alors elle vous plaira. Je compte sur vous pour lui mettre pleins de coms.



# Posté le dimanche 09 août 2009 06:34

Modifié le dimanche 30 août 2009 05:41

Athanors-book

Athanors-book
parce que chaque histoire à un commencement


C'est l'histoire d'une fille qui n'a rien, sa seule liberté c'est de pouvoir rêver. Elle n'a sa place nulle part, elle vit dans un monde qui ne lui ressemble pas, elle cherche mais elle ne trouve pas l'univers qui lui correspond. Alors elle bousille sa vie, elle n'a rien d'autre à faire, rien qui ne lui donne envie de se battre, elle ne fait que survivre. Mais si elle pouvait mourir...

Elle ne pleure pas, elle ne rie pas, elle n'aime personne, même pas elle-même

Elle s'appelle Ellia et vous lisez son histoire.






> Journal d'une jeunesse dépravée< Partie I
> Journal d'une jeunesse dépravée < Partie II
> Journal d'une jeunesse dépravée < Partie III



# Posté le mercredi 01 avril 2009 15:01

Modifié le mardi 11 août 2009 15:28

> Journal d'une jeunesse dépravée < partie I

> Journal d'une jeunesse dépravée < partie I
> Comme tous les soirs je désertais l'appartement familial, les crises d'alcoolique de mon père commençaient à me taper sur le système nerveux. Je préférais flanner dans les rues, seule en pleine nuit que de rester dans cet endroit pourri qui empestait la poussière et la bière. Je passais toutes mes nuits dehors, et avec mes jeans déchirés, mes vieilles converses et mon air désespéré on me prennait souvent pour une clocharde, pour mon père j'étais juste une pute. Une pute qui doit se contenter de lui faire sa cuisine, faire le ménage et fermer sa gueule quand il rentre ivre tous les soirs et qui la frappe sans raison. Mais malgré ça je supportais, j'en avais pour tout dire, pas vraiment conscience, je m'en fichais complétement, je n'avais aucune conscience de la douleur autant que de la joie. Ca faisait longtemps que je ne ressentais plus aucun sentiment : je n'aime personne, même pas moi-même, je ne pleure pas, je ne rie pas, je ne parle jamais de moi, je ne m'intéresse à rien, je fume et je bousille ma vie parce que j'aime ça, parce que je n'ai que ça à faire et parce que c'est la seule chose que je sache faire. C'est de cette seule façon que je me sens vraiment vivante. Je n'aime pas ma vie alors je me détruis.


Le vent fouettait mes joues, mon corps tremblait sous la morsure du froid glacé, je marchais seule dans les rues désertes, le peu de passants encore dehors à cette heure tardive me regardaient de travers mais je les ignorais, je savais très bien ce qu'ils pensaient. Je leur lançais un regard noir peu amène, autant les faire fuir une bonne fois pour toute et qu'ils me fichent enfin la paix. Je ne suis qu'une ombre sous les reverbères, je semble sortit d'un mauvais rêve, j'en ai parfaitement conscience et je l'assume. Je ne suis rien, que puis-je y changer? Je suis née comme ça, le désespoir est né en même temps que moi.
Mes cheveux volaient autour de mon visage, je les attachais en une queue haute mal faite, mais je n'avais besoin de plaire à personne, j'avais conscience que je pouvais faire peur mais je m'en fichais. Ils n'avaient qu'a changer de trottoir ! Je marchais au hasard des rues, mais je n'étais pas perdue, je savais exactement où je mettais les pieds, ce quartiers était mal fréquenté mais je savais où j'allais, ce n'était pas la première fois que je venais, je passais même plus de temps ici que chez moi.
Un homme était assis contre un mur, il me détailla du regard avec un rire qui me fit froid dans le dos, il m'attrappa le pied gauche mais je le frappais au tibia et lui écrasais la main de mon pied libre.


- Lâche moi connard ! grognais-je.


Il émit un son qui ressemblait à un gémissement de douleur, je récupérais ma jambe et marchais d'un pas décidé. Les quartiers sombres de New York n'avaient aucun secret pour moi, ils étaient ma deuxième maison, c'est ici que je me sentais le mieux, cet endroit me correspondait plus que tout autre. Je n'étais rien d'autre qu'une ombre parmi les ombres, ici j'avais trouvé ma place, tous les gens qui vivent ici se ressemblent, on est une famille, des outsider. Nous n'avons notre place nulle part mais ces quartiers nous appartiennent.
Même dans la nuit noire je pouvais retrouver mon chemin,mes jambes me guidaient toutes seules, ce chemin je le connaissais par coeur. Ce hangar je le connaissais par coeur, j'y avais passé tant de nuits, j'y avais dormis, j'y avais goûté ma première goûte d'alcool, j'y avais fumé ma première cigarette, j'y avais perdu ma virginité et j'y avais rencontré Laura et Derek. C'était certainement les deux seules personnes auxquelles je m'étais attaché, mais je les aimais autant que je les détestais, ils me ressemblaient, me comprennaient plus que quiconque ne le pouvait, ils étaient le mirroir de mon âme, ils me montraient la personne que j'étais devenue, cette personne que je haïssais chaque jour un peu plus. J'avais beau essayer de me détacher de cette personne, mais en les regardant tout les deux je me voyais moi. Je pouvais les fuir pendant un ou deux jours, mais à chaque fois je revenais, finalement je comprenais que je ne pouvais rien changer, que je n'étais pas assez forte pour changer ce que je suis devenue.


Laura était adossée à la taule gondolée qui servait de porte au hangar, elle serrait ses lèvres autour d'une cigarette à demi consumée, les mains enfouies dans ses poches, elle regardait le ciel étoilé, l'éclat de la lune donnait à son visage la lumière qu'il avait perdu à force de jouer à "sex drugs and rock'n roll", seule la douleur faisait vibrer ses traits. Même son regard avait perdu la flamme qui m'avait tant plu lors de notre première rencontre. Laura était un ange déchu, elle avait perdu ses ailes mais se battait encore pour voler, elle n'avait plus d'espoir, ne croyait plus en rien mais vivant encore, comme un papillon de nuit qui sait qu'il va mourir. Un faible sourire s'étendit sur ses lèvres quand elle me vit arriver vers elle.


- Je croyais que tu ne viendrais pas.
- Tu sais très bien que je préfere être dehors que chez moi.
- Tu as encore des bleus!


Elle saisit mon bras droit entre ses mains froides et regarda les ématomes qui parcouraient ma peau.


- Ce n'est rien. Je ne suis pas à plaindre.
- Pourquoi tu ne te défends pas?
- Ce n'est pas c'est quelques bleus qui vont me tuer.
- Un jour il te tuera.
- Ce serait la meilleure qu'il pourrait faire.


Elle inspira une dernière bouffée de sa cigarette et la jeta plus loin.


- Arrêtes de dire des conneries. Tu sais que tu me fais peur des fois, tu as trop d'idées noires.
- Désolée je pensais tout haut.



Soudain un bruit de moteur brisa le silence dans lequel nous étions désormais plongées, Laura et moi scrutâmes l'obscurité même si nous avions reconnu la voiture qui venait vers nous, un seul engin parvenait à faire autant de bruit qu'un tracto-pelle. Malgré la nuit noire, je discernais parfaitement le visage de Derek derrière le volant. Il abaissa la vitre et nous regarda de ses yeux sombres, yeux qui m'avaient toujours attirés malgré leur côté terrifiant. Je détestais cet homme et pourtant je le désirais tout autant, sinon plus, mon coeur s'accèlerait toujours en sa présence sans que je ne puisse rien contrôler, je n'étais qu'une victime pour lui. Mais la vérité c'était que lui aussi n'était qu'une victime pour moi, je ne faisais que m'amuser avec lui, car l'amour n'est pas fait pour les gens comme nous, on ne peut pas en demander autant, on se contente de ce qu'on a, on ne se satisfait de tout et de rien. On ne pense pas à l'amour, on n'en rêve même pas.


Je sentais que Laura me regardait, elle me regardait en train de regarder Derek. Derek avait toutes les filles à ses pieds, celles du quartier autant que celles du côté chic, il était le bad boy par exellence et elles craquaient toutes pour lui. Laura avait craqué pour lui la première, puis je suis arrivé, Derek la délaissé pour moi ; je sais que si elle ne le dit pas elle est toujours amoureuse de lui, je voudrais arrêter de jouer avec Derek, lui dire que c'est Laura qui lui faut, mais il s'accroche et moi aussi. Parfois je voudrais être la seule personne qui compte pour lui, mais Derek ne pourra jamais se résoudre à une seule personne, il veut toujours tout ou rien. C'est cela que je voudrais que Laura comprenne. Au fond je l'empêche de souffrir, je souffre à sa place, mais je me contente de ça car je sais que je ne pourrais jamais espérer plus.



- Je vous emmène? demanda Derek de sa voix suave.
- Allez'y, moi je doit rentrer. dit Laura.


Derek avait fait la proposition à nous deux, mais elle savait qu'elle n'avait pas sa place, d'ailleurs je la sentais toujours mal à l'aise en compagnie de Derek, je la sentais frémir en sa présence et elle baissait encore les yeux devant lui. Je lui aurais volontier laissé ma place mais Derek me voulait moi et je le voulais aussi, et quand le désir s'empare de vous, vous ne ressentez plus aucun scrupules. Alors je montais dans la voiture et laissais Laura seule sur le trottoir. L'éclat de la lune faisait briller les larmes qui coulaient sur ses joues. <






Cristina Ricci => Laura
James Franco => Derek

# Posté le jeudi 02 avril 2009 11:18

Modifié le dimanche 09 août 2009 07:42